Instaurée par l’ONU en 1999, la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes gagne en visibilité institutionnelle année après année. Nous appelons à passer de la parole aux actes : en France, 140 personnes ont été assassinées en 2025 parce que femmes, atteignant le niveau de 2024 et dépassant le niveau de 2023.
Ces tristes statistiques ne sont en outre qu’une face visible des violences que subissent les femmes au quotidien : nous les condamnons et exhortons l’État à désigner la lutte contre ces violences comme priorité de ses politiques publiques.
Le projet de loi de finances présenté par le Gouvernement Lecornu pour l’année 2026 est à ce titre l’exact inverse de nos revendications. Alors que les besoins sont estimés à 2,6Mds€ par an par l’association #NousToutes, l’exécutif prévoit de supprimer 47 % des 282M€ de crédits alloués à l’égalité de genre et la lutte contre les violences faites aux femmes.
Nous ne voulons pas que cette journée internationale reste lettre morte une année de plus : nous proposons l’introduction d’une obligation d’éducation à la lutte contre les violences faites aux femmes tout au long de la scolarité, un accroissement des crédits dédiés à la recherche universitaire sur les violences faites aux femmes, une réallocation des moyens de la police et de la gendarmerie vers la formation à l’écoute des plaignantes et une répression plus sévère à l’égard des coupables de violences.
Enfin, parce que les violences faites aux femmes n’ont pas de frontières, des palestiniennes violentées par Tsahal aux afghanes effacées par le régime taliban, nous rendons hommage à toutes celles qui ont été victimes de violences meurtrières et destructrices