Chili : contre la vague néo-fasciste !

L'extrême droite emporte le Chili.

Alors qu'en 2021 un large front antifasciste avait fait reculer l’extrême droite, aujourd'hui c'est la victoire de José Antonio Kast, héritier politique et nostalgique de la dictature de Pinochet qui écrase l’espoir né de l’estallido social, c'est-à-dire les soulèvements populaires de 2019-2021, et piétine les luttes des Chiliennes et des Chiliens, les avancées de ces dernières années.
La victoire de José Antonio Kast, nostalgique de Pinochet, ravive les cendres du fascisme dans un pays endeuillé par des décennies de dictature.

Le vent autoritaire et réactionnaire souffle en Amérique latine. Lors de la campagne présidentielle, la criminalité et l’immigration ont été au centre des débats. Alors que la candidate pour la gauche Jeannette Jara, 51 ans, ex-ministre du Travail du président sortant Gabriel Boric, s’était illustrée par plusieurs réformes sociales comme la réduction du temps de travail, l'augmentation de plus de 50 % du salaire minimum, la hausse des pensions ainsi que des cotisations patronales… Mais ce bilan a été insuffisant pour empêcher un décrochage parmi les classes populaires et, malgré ses propositions de réformes sociales, la candidate de gauche n’aura pas pu inverser la tendance prise par la campagne et face à José Antonio Kast qui a basé sa candidature sur un discours autoritaire, raciste, anti-migrants et masculiniste.

C'est une nouvelle preuve de la puissance de cette vague néofasciste qui déferle sur le monde. Face à elle il faut résister pied à pied, contrer les ressorts, dévoiler les collusions, tisser des alliances. À nous de construire un rempart internationaliste. Et d’empêcher à toute force que la France bascule en 2027.

Publié par L’APRÈS le 15 décembre 2025