Journée internationale du bénévolat : quand l'état se désengage, les jeunes s'engagent

Quand Emmanuel Macron fait tout pour que l’Etat se désengage, ce sont les bénévoles des associations qui prennent le relai pour sauver ce qui reste du mot « solidarité ». Nous saluons celles et ceux qui se mobilisent pour faire vivre l’éducation populaire et les luttes sociales et climatiques alors que le néolibéralisme à la sauce Macron planifie leur destruction.

En France, 23 % des moins de 35 ans sont bénévoles. C’est plus que dans toute autre tranche d’âge. Cette mobilisation démontre l’engagement d’une génération sensible aux droits, à la culture, au sport, et déterminée à pallier les défaillances de l’État, qu’il s’agisse d’éducation, d’intégration, de sécurité alimentaire ou de lutte contre les violences.

Leur mobilisation est admirable, mais la solidarité nationale ne peut reposer que sur leurs épaules. nous proposons de renforcer les pouvoirs et les moyens des associations, notamment celles qui agissent pour la justice sociale, écologique et fiscale. Nous souhaitons réallouer les crédits dépensés dans le Service National Universel, désormais enterré, aux associations pour les relancer dans la création d’emplois aidés.

Enfin, nous proposons de faire davantage dialoguer les associations et l’école : étendons le droit d’association aux lycéen.nes et d’adjoindre les associations de parents d’élèves à la lutte contre la ségrégation scolaire, reproductrice d’intolérables inégalités.

Nous croyons aux bienfaits multidimensionnels du sport, c’est pourquoi il nous paraît essentiel que chaque établissement scolaire du premier et du second degré dispose d’une association sportive dotée en personnel, en infrastructures et en moyens financiers suffisants.

Parce que la solidarité ne doit jamais dépendre du sacrifice de quelques-uns, mais de la volonté collective d’une société juste, nous appelons à un véritable sursaut politique : redonner du pouvoir aux associations, soutenir l’engagement des jeunes et reconstruire un État qui protège au lieu d’abandonner.

Publié par L’APRÈS le 05 décembre 2025