Le 13 janvier 2026,
Non à Mercosur ! Cet accord organise la mise en concurrence des paysan·nes et la baisse des revenus, au mépris du vivant. Stop au libre-échange : abandon du Mercosur, prix rémunérateurs, fermes à taille humaine, et souveraineté alimentaire au cœur des politiques agricoles.
La perspective de finaliser et signer l’accord UE-Mercosur est une fuite en avant. Cet accord aggravera la crise agricole en organisant la mise en concurrence des paysan·nes, la pression à la baisse sur les prix payés aux producteurs, et la dépendance aux marchés mondiaux au détriment de notre capacité à décider de ce que nous produisons et de ce que nous mangeons.
Cette logique, nous la voyons déjà à l’œuvre dans les crises agricoles récentes : au nom des flux commerciaux et des « exigences de marché », des décisions brutales s’imposent aux fermes, aux territoires et au vivant. La Confédération paysanne le rappelle : l’agriculture ne doit pas être sacrifiée aux échanges internationaux et aux intérêts de l’agrobusiness.
Dans ce contexte, l’accord UE-Mercosur serait un accélérateur de casse sociale et écologique : il renforce les filières longues, l’industrialisation de l’agriculture, et la dépendance à des importations soumises à des normes sociales et environnementales différentes, pendant qu’on demande aux fermes d’ici de tenir avec des revenus comprimés.
Ce n’est pas une « solution » aux crises agricoles : c’est une des causes structurelles de ces crises.
Nous exigeons :
- Le renoncement à la signature et l’abandon de l’accord UE-Mercosur, sans faux-semblants ni « garde-fous » qui ne changent pas la logique de mise en concurrence.
- Un engagement politique clair contre toute ratification précipitée et le respect d’un vrai débat démocratique, en France comme au niveau européen.
- Mettre la souveraineté alimentaire au cœur des politiques agricoles : des prix rémunérateurs, des fermes nombreuses, des filières relocalisées, et une transition agroécologique qui protège le vivant au lieu de l’épuiser.
- La généralisation des expérimentations locales : fermes municipales, coopératives paysannes, dispositifs de Sécurité sociale de l’alimentation (SSA), pour faire de la souveraineté alimentaire une réalité concrète dans les territoires.
Nous appelons toutes celles et ceux qui tiennent à une agriculture paysanne respecteuse des ressources et des écosystèmes, à des prix rémunérateurs et à la souveraineté alimentaire à rejoindre les mobilisations et à relayer massivement ce message : Mercosur, c’est toujours non !
Le GT Agriculture et Alimentation de l'APRÈS