Retraites : pas de fumée blanche

Le conclave de Bayrou est un échec. Il a reporté sa conclusion du 28 mai au 17 juin. Et devant le blocage reporte encore au 23 juin. Rien n’en sortira de sérieux. Il faut abroger la loi Borne.

Ni Bayrou, ni le patronat ne veulent modifier le report de l’âge de départ à 64 ans obtenu sans vote et contre l’avis d’une majorité.

Le patronat bloque tout. Il fallait s’y attendre. n’a jamais accepté l’idée même de protection sociale financée par les cotisations sociales. Le Medef ne veut pas augmenter les cotisations. Reste donc pour lui les solutions de la baisse des pensions, celle de l’allongement de la durée de cotisation et du report de l’âge légal de départ en retraite.

La France est-elle moins riche que lors du passage de la retraite à 60 ans ? Evidemment non ! Il n’y a jamais eu autant de richesses créées et autant de richesses confisquées par une minorité d’ultra riches et de multi-millionnaires.

Les moyens existent. La proposition de loi pour instaurer la taxe Zucman que nous avons défendue en est la démonstration. De même que la hausse des dividendes et des résultats des entreprises du CAC 40.

Sur les retraites, l’économiste Mickael Zemmour a démontré qu‘avec une hausse minime des cotisations sociales pendant 5 ans on pouvait équilibrer notre régime de retraites.

C’est une question de choix politique. C’est à l’Assemblée, et en premier lieu aux élus du Nouveau Front populaire de proposer une autre loi, de rouvrir la possibilité de la retraite à 60 ans.

Gagner une majorité dans le pays commence par la question des retraites. D’autant qu’il y a une majorité dans le pays pour refuser la loi Borne-Macron sur les 64 ans.

Avec les retraites c’est le fil de toutes les questions sociales qu’on peut et doit tirer. La question des salaires, la question de l’égalité entre les femmes et les hommes, la question de l’emploi de qualité, la question de la jeunesse scolarisée pour que les années d’études après le bac comptent pour la retraite…

Avec l’Après nous avons le social au cœur parce que nous voulons gagner une majorité pour le pays dans l’action comme dans les élections.



Publié par L’APRÈS le 18 juin 2025