En quatorze ans, les grandes fortunes françaises ont connu une progression vertigineuse.
En 2010, les 500 plus grandes fortunes représentaient environ 200 milliards d’euros, soit 10 % du PIB. En 2024, elles atteignent 1 200 milliards, soit 40 % du PIB. Autrement dit, la richesse des plus riches a été multipliée par six. Dans le même temps, les classes moyennes et populaires ont vu leurs impôts augmenter ou leurs services publics se réduire.
La question est simple : qui paie vraiment ?
Une taxe sur le patrimoine existe déjà
On entend souvent : « Taxer le patrimoine, ce serait une nouveauté dangereuse ! » Certains vont même jusqu’à prétendre que ce serait anticonstitutionnel.
C’est faux !
La taxe foncière existe depuis longtemps : elle représente environ 4 % de la valeur du logement par an. Elle pèse sur des millions de propriétaires, et se retrouve indirectement dans les loyers payés par les locataires. En comparaison, les milliardaires, grâce à l’optimisation fiscale, ne contribuent qu’à hauteur de 0,2 % de leur patrimoine par an. Autrement dit, une famille de la classe moyenne paie proportionnellement 20 fois plus d'impôts sur son patrimoine qu’un milliardaire. Où est l’égalité devant l’impôt ?
L’impôt plancher : une solution simple et juste
L’économiste Gabriel Zucman propose un mécanisme clair : un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros.
- Seuls 1 800 foyers fiscaux seraient concernés : le 0,01 % le plus riche.
- L’État percevrait entre 15 et 25 milliards d’euros par an.
- Ce taux de 2 % est deux fois moins élevé que la taxe foncière déjà supportée par des millions de ménages.
Et pour ceux qui ne peuvent pas payer immédiatement en liquidités ? Le dispositif prévoit le paiement en actions. L’État pourrait :
- placer ces titres dans un fonds souverain pour en faire bénéficier tous les Français,
- ou les céder aux salariés, afin de les associer davantage à la réussite de leur entreprise.
C’est donc une solution à la fois efficace, équitable et moderne.
Pourquoi agir maintenant ?
Le refus de cette mesure devient de plus en plus difficile à défendre :
- Les arguments sur l’« exil fiscal » des riches ont été démontés par le Conseil d’analyse économique : le phénomène reste marginal.
- De nombreux économistes, même libéraux, la soutiennent : Olivier Blanchard, Jean Pisani-Ferry ou Patrick Artus.
- Le creusement des inégalités menace la cohésion sociale, l’investissement collectif et la démocratie elle-même.
Rétablir la justice fiscale
Aujourd’hui, les classes moyennes et populaires paient la facture. Les grandes fortunes, elles, échappent largement à l’impôt.
Il est temps de rétablir l’égalité devant la loi fiscale. La taxe Zucman, ce n’est pas une utopie : c’est une nécessité.
En 14 ans, les fortunes des plus riches ont été multipliées par six. Pendant ce temps, vos impôts ont-ils baissé ?
Ils s’enrichissent, vous payez. Ensemble, rétablissons la justice fiscale.
Groupe de Travail (GT) Fiscalité, Partage des Richesses et Economie de L'APRÉS
Continuons la mobilisation !
SIGNONS la pétition pour la Taxe ZUCMAN : https://taxezucman.fr/